Crédit Immobilier

Publié le 02/06/2021

 LES FRANÇAIS EMPRUNTENT SUR DES DURÉES DE PLUS EN PLUS LONGUES

En mai, comme en avril, le taux moyen ressort à 1,07%. Son plancher historique. En parallèle, la durée moyenne des prêts ne cesse de s'allonger.

- Il coûte toujours aussi peu cher d'emprunter. L'Observatoire Crédit Logement / CSA constate dans son dernier baromètre que les taux immobiliers se maintiennent à un niveau historiquement bas. En mai, comme en avril, le taux moyen atteint 1,07%. Du jamais-vu.

Dans le détail, le mois dernier, le taux à 15 ans était à 0,85%, celui à 20 ans à 0,98% et celui à 25 ans à 1,18%.

Des durées de plus en plus longues

Dans le même temps, la durée moyenne n'a jamais été aussi élevée. Si les prêts à plus de 25 ans ne représentent plus que 0,2% de la production en mai, la tranche des durées entre plus de 20 ans et 25 ans renforce encore son poids à 56,5% de la production des crédits à l’accession.

La durée moyenne atteint ainsi 236 mois (19,7 ans), contre 230 mois en avril. "La durée moyenne n’a jamais été aussi élevée, au-delà des fluctuations qui se constatent d’un mois sur l’autre", souligne l'Observatoire Crédit Logement / CSA. "Cela permet d’absorber les conséquences de la hausse des prix des logements qui se renforce au fil des mois et, souvent, de contenir les taux d’effort sous le seuil des 35%", détaille-t-il encore. De fait, le record absolu en termes de durée avait été atteint en mars dernier (236,6 mois). A titre de comparaison, mi-2014, celle-ci était à son dernier point bas autour de 200 mois (16,7 ans). Elle n'a cessé de progresser depuis. Et pour rappel, au début des années 2000, cette durée moyenne tournait plutôt autour de 160 mois (13,3 ans).

Par ailleurs, l'Observatoire constate qu'en mars, puis en avril, la production et le nombre de prêts accordés ont augmenté de plus de 10%. Mais, l’activité a baissé de l’ordre de 10% en mai, neutralisant une partie du rebond précédent. Sur le trimestre écoulé (de mars à mai), le nombre de prêts accordés a bondi d'un peu moins de 50% (48.8%). "Après les difficultés passées, la rapidité de cette évolution peut paraître exceptionnelle. Ce résultat doit pourtant être regardée avec précaution puisque de mars à mai 2020, référence du glissement annuel, l’impact du 1er confinement avait produit tous ses effets, avec des production de crédits fortement impactées".

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