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Patrimoine. Saint-Cyprien, le coeur populaire de la rive gauche

Publiée le 21/10/2020

Saint-Cyprien, faubourg populaire de la rive gauche longtemps enclavé et mal réputé, est aujourd'hui l'un des plus prisés des Toulousains.

Les vieux Toulousains l’appellent encore familièrement Saint-Cyp’. Une singularité linguistique entendue pour désigner ce quartier populaire, cosmopolite et très convivial de la rive gauche toulousaine.

De ce côté-ci de la Garonne, les caprices du fleuve sont longtemps restés dans les mémoires, avant les importants travaux d’endiguement des années 1950. Dix mètres plus bas que sa voisine d’en face, la rive connaît des inondations épiques, transformant le quartier en un vaste marais urbain. La plus célèbre d’entre elles, intervenue en 1875, emporte dans ses eaux le pont Saint- Pierre et des centaines d’habitants. Bien que raccordé à la ville par le Pont de la Daurade dès le XIIe siècle puis par le Pont-Neuf à partir du XVIIe siècle, le faubourg est délaissé par les autorités publiques.

Depuis toujours, terre d’asile

Tirant son nom d’un abbé périgourdin du VIe siècle connu pour sa bonté envers les malades, Saint-Cyprien accueille naturellement les parias de la société et sa cohorte de nécessiteux, de fous, de prostituées et de vieillards, évincés du centre-ville. Ils trouvent alors refuge à l’hôpital Sainte-Marie puis à Hôtel-Dieu-Saint-Jacques et à l’hospice de La Grave.

Au gré de son histoire, le faubourg est traversé par différentes vagues d’immigration, des Gascons fuyant la misère de leurs campagnes aux Catalans antifranquistes, venus en masse lors de la Retirada. Engagés dans la Résistance, ces guerilleros des FFI de Toulouse fondent en septembre 1944, dans un château de la rue Varsovie un hôpital (aujourd’hui Joseph-Ducuing, où sur la façade une plaque commémorative rappelle les faits).

Aujourd’hui

Quartier longtemps ouvrier, il est depuis une vingtaine d’années l’objet d’une gentrification. Les maquignons et les équarrisseurs des abattoirs ont laissé place à un musée d’art contemporain alors que les anciennes stations de pompage des eaux de la Garonne abritent une galerie photo (le Château d’Eau) et un théâtre (le théâtre Garonne).

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