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Les traditions du 01 Janvier

Publiée le 28/12/2018

Pour le réveillon, on s'habille d'étoffes brillantes, argentées, dorées, pailletées, la tradition voulant que l'on porte au moins une pièce neuve le premier jour de l'année. Au menu, des fruits de mer, notamment des huîtres - consommées depuis l'Antiquité, Apollinaire, comme Casanova, leur prêtait des vertus aphrodisiaques - et du foie gras. Les pharaons et les Romains en raffolaient déjà et gavaient les oies avec des figues. Sur la table, aussi, du caviar. Ce poisson séculaire de la mer Caspienne, devenu le plus grand symbole de luxe - prisé par Gengis Khan, il était également le mets préféré de Rabelais et de Shakespeare -, est qualifié dans le monde entier d'"or noir" pour son goût très fin et son pouvoir énergétique. Mais c'est surtout dans la pâtisserie, sucrée et épicée, que subsistent les traces des symboles païens et religieux dans les régions françaises. Aliment de fête par excellence, le miel - symbole solaire, de pureté et douceur - est déjà présent dans le delta du Nil ; les Grecs lui prêtent le don de prophétie, et les Chinois en font au Xe siècle le mikong "pain de miel", pain d'épices qui sera adopté par les Arabes et importé en Occident lors des Croisades.

Les épices, cannelle, cardamome, gingembre, avec les formes pointues ou solaires des gâteaux chat, étoile, roue, se révèlent protectrices. Ces biscuits passaient pour avoir des effets magiques contre le mauvais sort et les maladies. C'est ainsi que l'expression pittoresque "être heureux comme un coq en pâte" vient du petit gâteau porte-bonheur en forme de coq offert dans le Bourbonnais aux voeux de nouvel an.

À Rome, les dattes, particulièrement prisées, sont offertes fourrées d'une pièce de monnaie pour le Jour de l'an. Cette tradition de la pièce de monnaie porte-bonheur cachée dans le gâteau ou pain du nouvel an vient des Saturnales, ces fêtes paillardes romaines qui se sont perpétuées à travers les âges, notamment dans la galette des Rois de l'Épiphanie. On ripaille, on boit du champagne en portant des toasts "Bonne année ! Bonne santé !" et en cassant à minuit le verre dans lequel on a bu ; on danse et, après le symbolique baiser sous le gui, on s'adresse au téléphone des voeux de bonne année. Le lendemain, il est d'usage de présenter ses voeux à ses proches pour leur porter bonheur.

À l'époque des Gaulois, le gui était déjà une plante sacrée, possédant des vertus magiques attribuées à sa perpétuelle verdeur. De nos jours, suivant la coutume - d'origine anglaise -, une boule de gui porte-bonheur est accrochée au plafond du salon ou au-dessus de la porte d'entrée et, à minuit, on s'embrasse dessous en échangeant des voeux. L'usage voudrait qu'on donne autant de baisers que de baies de gui comptées sur le bouquet en gage de bonheur sentimental entre époux, d'un mari dans l'année pour les jeunes filles, de nombreux enfants pour les nouveaux mariés. La soirée peut se prolonger en jouant aux cartes - y gagner porte chance et prospérité. Les courageux habitants des bords de mer se purifient en prenant le premier bain de l'année, quand d'autres ouvrent les fenêtres pour laisser partir la vieille année, puis la porte, pour laisser entrer la nouvelle.

Pendant les douze coups de minuit, cet instant fatidique où tout paraît possible, il convient de faire attention aux premières fois : on doit être de bonne humeur pour l'être toute l'année et surtout ne pas proférer de mauvaises paroles. Dans Le Livre des superstitions, Éloïse Mozzani prévient que, pour que l'année soit bonne, la première personne vue doit être de sexe différent ; s'il s'agit d'un ennemi de la famille, l'année sera mauvaise ; et il est de mauvais augure qu'une femme vous souhaite la première la bonne année... la coutume des voeux devint postale grâce à un Anglais, sir Henry Cole, inventeur de la carte de Noël en 1843. Vers 1895, avec les progrès croissants de l'imprimerie, ce qui était un jeu devint une coutume quasi obligatoire faisant crouler les sacs postaux au mois de janvier. Mais, depuis quelques années, le téléphone et Internet se substituent à ces jolies cartes. La nouvelle année est aussi l'occasion de prendre de bonnes résolutions. Un usage que nous ont transmis les Babyloniens, qui, à la nouvelle lune suivant le solstice de printemps, décidaient non pas de s'arrêter de fumer ou de faire du sport, mais, plus prosaïquement, de rendre à leurs voisins le matériel agricole emprunté au cours de l'année passée. Oui, tous les ans, c'est le même engagement, le même défi, mais... Alors, choisissons-en au moins un, petit ou grand, et, cette année - promis, juré -, tenons-le !

 

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