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Taxe foncière 2026 : quels avantages pour les plus de 65 ans ?

Publié le 28/09/2026
Passé 65 ans, certains propriétaires peuvent bénéficier d’une réduction de 100 euros, voire d’une exonération de taxe foncière en 2026. Mais l’âge n'est pas le seul critère : revenu fiscal de référence, allocations perçues et patrimoine immobilier sont aussi pris en compte.

Après 65 ans, le montant porté sur l’avis de taxe foncière ne correspond pas nécessairement à la somme dont le propriétaire devra finalement s’acquitter. Plusieurs dispositifs prévoient un allègement pour les contribuables âgés ou disposant de ressources modestes. Leur portée varie toutefois sensiblement. « Une exonération signifie que l’on ne paie rien. Avec un dégrèvement, on paie un peu moins », résume Joris Leclercq, avocat fiscaliste au barreau de Paris.

Le premier indicateur à examiner est le revenu fiscal de référence (RFR) de 2025. Calculé par l’administration à partir des ressources du foyer, après différents retraitements fiscaux, il figure sur l’avis d’impôt sur le revenu reçu en 2026. Le plafond dépend du nombre de parts fiscales. L’âge retenu est, quant à lui, celui atteint au 1er janvier. À revenus identiques, deux propriétaires peuvent ainsi prétendre à des avantages différents à quelques mois d’intervalle.

Après 65 ans, une réduction de 100 euros

Les propriétaires âgés de plus de 65 ans et de moins de 75 ans au 1er janvier 2026 peuvent obtenir une réduction de 100 euros. Leur RFR 2025 ne doit pas dépasser 12 793 euros pour une part fiscale, 16 209 euros pour 1,5 part, 19 625 euros pour deux parts ou 23 041 euros pour 2,5 parts.

Au-delà de 75 ans, les mêmes plafonds ouvrent droit à une exonération de taxe foncière sur la résidence principale. La taxe d’enlèvement des ordures ménagères demeure néanmoins exigible.

Les bénéficiaires de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa) ou de l’allocation supplémentaire d’invalidité (Asi) sont exonérés sans condition de revenus. Les titulaires de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) restent soumis aux plafonds de RFR. L’avantage peut aussi être conservé sur l’ancienne résidence principale d’une personne hébergée durablement en Ehpad, si le logement reste inoccupé.

Une contestation possible après le paiement

L’application de ces avantages est, en principe, automatique. « L’administration a le revenu fiscal de référence et l’âge. En général, elle peut appliquer l’avantage automatiquement », explique Joris Leclercq. En cas d’omission, le contribuable peut adresser une réclamation au fisc depuis la messagerie sécurisée d’impots.gouv.fr, justificatifs à l’appui.

Pour une taxe foncière établie en 2026, il peut agir jusqu’au 31 décembre 2027, y compris après avoir payé, afin d’obtenir la restitution du trop-perçu. S’il préfère attendre la réponse de l’administration avant de régler, il doit demander un sursis de paiement. « Le sursis permet de ne pas avoir à payer l’impôt tant que l’administration ne s’est pas prononcée sur la réclamation », précise l’avocat. À défaut, des pénalités peuvent être appliquées.

Le patrimoine peut exclure le plafonnement

Un dernier mécanisme, indépendant de l’âge, vise les propriétaires aux revenus modestes. Pour une personne seule, le RFR 2025 ne doit pas dépasser 30 083 euros. La fraction de taxe foncière supérieure à 50 % du revenu retenu par l’administration peut alors être dégrevée. Contrairement aux avantages précédents, ce plafonnement doit être réclamé.

Joris Leclercq prend l’exemple d’un contribuable dont le RFR atteint 20 000 euros et la taxe foncière 12 000 euros. Le seuil étant fixé à 10 000 euros, le dégrèvement s’élève à 2 000 euros. Même si cette simulation est éloignée du montant habituel d’une taxe foncière, elle nous montre la limite du dispositif.

Un retraité peut en effet percevoir une pension modeste tout en possédant un bien fortement valorisé, par exemple, une maison familiale située sur l’île de Ré. Sa seule valeur ne ferme pas l’accès au plafonnement. En revanche, celui-ci est refusé si le propriétaire est soumis à l’impôt sur la fortune immobilière (IFI). Le fisc retient alors le patrimoine immobilier net taxable, après déduction des dettes et application des abattements, dont celui de 30 % sur la résidence principale.

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