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De combien pouvez-vous augmenter le loyer de votre locataire entre mi-juillet et mi-octobre 2026 ?

Publié le 17/08/2026
Le nouvel indice de référence des loyers (IRL), publié mi-juillet, permet à certains propriétaires de revaloriser le loyer de leur locataire. Mais de combien exactement ? Un simple calcul permet de connaître le montant maximal de cette augmentation.

Après plusieurs trimestres de hausse limitée, l'indice de référence des loyers (IRL) du deuxième trimestre 2026 s'établit à 148,37, soit une progression annuelle de 1,15 %. Publié chaque trimestre par l'Insee, cet indice sert de référence pour la révision annuelle des loyers des logements du parc privé lorsque le bail comporte une clause de révision. Il ne permet toutefois pas au propriétaire d'augmenter librement le loyer : il fixe uniquement le plafond de la hausse autorisée.

Ce nouvel indice s'appliquera à toutes les révisions annuelles de loyer intervenant entre la mi-juillet et la mi-octobre 2026. Les propriétaires concernés devront donc l'utiliser pour recalculer le montant du loyer. L'IRL évolue principalement en fonction de l'inflation, ce qui explique que les hausses autorisées sont aujourd'hui bien plus modérées que celles observées en 2022 et 2023. Encore faut-il respecter plusieurs conditions prévues par la loi. Le bail doit notamment prévoir une clause de révision et le logement ne doit pas être concerné par un gel des loyers. Pour connaître le montant exact de l'augmentation, un simple calcul suffit.

Le calcul à effectuer

Pour réviser un loyer, le propriétaire doit utiliser l'indice de référence des loyers (IRL) du même trimestre que celui retenu lors de la précédente révision. Ainsi, pour une révision fondée sur l'IRL du deuxième trimestre 2026, publié mi-juillet, il faut le comparer à celui du deuxième trimestre 2025, qui s'établissait à 146,68.

« Pour calculer le nouveau loyer, il faut multiplier le montant du loyer actuel par le nouvel indice de référence des loyers, puis diviser le résultat par l'indice du même trimestre de l'année précédente », explique Julie Corege, gestionnaire locative. À titre d'exemple, un propriétaire qui perçoit un loyer hors charges de 700 euros par mois pourra porter celui-ci à 708,05 euros, soit une hausse de 8,05 euros. Pour un loyer hors charges de 900 euros, l'augmentation maximale s'élève à 10,35 euros, ce qui porte le nouveau loyer à 910,35 euros. Enfin, un loyer hors charges de 1 200 euros pourra être revalorisé à 1 213,80 euros, soit 13,80 euros de plus par mois.

« Une fois le calcul effectué, le montant du nouveau loyer doit être arrondi à la deuxième décimale la plus proche, autrement dit au centime d'euro le plus proche », rappelle la gestionnaire locative. En pratique, la revalorisation maximale correspond donc à une augmentation de 1,15 % du loyer hors charges.

Tous les propriétaires ne peuvent pas augmenter leur loyer

Cette révision n'est pas automatique. Le bail doit comporter une clause de révision annuelle et le propriétaire ne peut appliquer cette révision qu'à compter de la date prévue dans le contrat. S'il oublie de procéder à cette révision, il ne perd pas immédiatement ce droit : il dispose d'un délai d'un an pour demander l'augmentation. En revanche, il ne pourra pas réclamer rétroactivement les hausses correspondant à la période écoulée au-delà de cette année.

« Les propriétaires ne peuvent pas réviser le loyer d'un logement classé F ou G au diagnostic de performance énergétique lorsque le bail a été signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 24 août 2022 », insiste Julie Corege, gestionnaire locative.

En Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à La Réunion et à Mayotte, cette interdiction s'applique aux baux signés, renouvelés ou tacitement reconduits depuis le 1er juillet 2024. Dans ces situations, le propriétaire ne peut pas utiliser l'IRL pour augmenter le loyer.

Ainsi, même si le nouvel IRL autorise une hausse pouvant atteindre 1,15 %, celle-ci n'est possible que si le bail prévoit une clause de révision, que la demande est effectuée dans les délais prévus par la loi et que le logement remplit l'ensemble des conditions légales.

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